Passoire thermique : que faire en 2026 face aux interdictions de location ?
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- Une passoire thermique est un logement classé F ou G au DPE. Au 1er janvier 2025, les G sont interdits à la location ; au 1er janvier 2028, les F les rejoignent.
- Le coût d'inaction dépasse souvent 1 800 €/an de surconsommation, sans compter la décote de 8 à 14 % sur la valeur de revente du bien.
- La séquence rénovation rentable commence par l'isolation des combles (30 % des pertes), puis l'isolation des murs (25 %), avant le remplacement du chauffage par une pompe à chaleur air-eau.
- Cumul MaPrimeRénov' + CEE + Éco-PTZ + TVA 5,5 % : le reste à charge réel tombe entre 30 et 55 % du devis selon le profil. Les artisans certifiés RGE partenaires conditionnent l'accès à toutes ces aides — vérifiez la qualification Qualibat ou QualiPAC avant signature.
Un propriétaire qui découvre son logement classé F ou G au DPE entre dans une zone à très fort coût caché : surconsommation énergétique annuelle entre 1 800 et 3 200 € pour une maison de 100 m², décote immobilière de 8 à 14 % à la revente, gel total du loyer depuis août 2022, et désormais interdiction progressive de remise en location. La question n'est plus « faut-il rénover ? » mais « par où commencer pour minimiser le reste à charge et sortir du classement passoire avant l'échéance ? ». Cet article répond bloc par bloc, chiffres en main, du calendrier réglementaire 2025-2028 au reste à charge réel après cumul d'aides.
Qu'est-ce qu'une passoire thermique selon le DPE 2026
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) classe chaque logement de A à G selon deux critères : la consommation d'énergie primaire (kWhEP/m²/an) et les émissions de gaz à effet de serre (kgCO₂/m²/an). Un logement est officiellement qualifié de passoire thermique quand il dépasse 330 kWhEP/m²/an ou 100 kgCO₂/m²/an — seuils correspondant aux classes F et G.

Concrètement, sur les 30 millions de résidences principales en France, l'Observatoire National de la Rénovation Énergétique recense en 2026 environ 4,8 millions de passoires thermiques, soit 16 % du parc. La répartition n'est pas neutre : 60 % des G ont été construits avant 1948, contre seulement 12 % des biens construits après 2000.
Comment savoir si son logement est concerné
Trois signaux convergents doivent alerter avant même de regarder l'étiquette DPE :
- Facture de chauffage supérieure à 18 €/m²/an en énergie courante (gaz, fioul, électricité) — au-delà, la déperdition est structurelle, pas comportementale.
- Murs froids au toucher en hiver, condensation récurrente sur les fenêtres, sensation de paroi froide à plus de 60 cm d'un mur extérieur : indices d'une absence d'isolation par l'extérieur ou par l'intérieur.
- Combles non isolés ou isolés avant 1990 avec une épaisseur de laine inférieure à 20 cm : la résistance thermique R reste sous 4 m².K/W, très loin du R ≥ 7 exigé pour bénéficier de MaPrimeRénov'.
Le DPE reste l'outil officiel et opposable. Depuis la réforme du 1er juillet 2021, il s'appuie sur une méthode de calcul harmonisée (méthode 3CL-2021) qui ne dépend plus des factures réelles mais des caractéristiques physiques du bâti. Validité : 10 ans, sauf DPE réalisés avant le 1er juillet 2021 qui expirent au 31 décembre 2024.
Calendrier des interdictions de location 2025-2034
La loi Climat et Résilience d'août 2021 a fixé un calendrier d'éviction progressive des passoires thermiques du parc locatif. Trois bornes structurent les décisions à prendre cette année.

- 1er janvier 2025 : les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location en bail nu ou meublé pour les nouveaux contrats. Les baux en cours restent valables jusqu'à leur renouvellement.
- 1er janvier 2028 : extension de l'interdiction aux logements classés F. Environ 1,9 million de biens supplémentaires seront concernés.
- 1er janvier 2034 : les logements classés E rejoignent l'interdiction. Au total, 30 % du parc locatif privé devra avoir été rénové sur 10 ans.
Avant même ces dates d'interdiction, le gel des loyers s'applique depuis le 24 août 2022 à toutes les classes F et G : impossibilité d'indexer le loyer sur l'IRL, impossibilité d'augmenter le loyer à la relocation, impossibilité de pratiquer un complément de loyer en zone tendue. Un propriétaire bailleur d'un G perd ainsi mécaniquement 2 à 3 % de revenu locatif chaque année par rapport à un bien classé D.
Que risque un propriétaire qui loue malgré l'interdiction
Le locataire peut saisir le juge des contentieux de la protection pour exiger la réalisation des travaux, voire obtenir une réduction de loyer. La loi ne prévoit pas d'amende administrative directe — l'arbitrage reste judiciaire — mais le risque réputationnel et financier est réel : baisse de loyer jusqu'à 25 %, dommages et intérêts pour préjudice de jouissance, et impossibilité de récupérer le bien tant que les travaux ne sont pas réalisés.
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Coût d'inaction : ce que vaut vraiment une passoire thermique en 2026
Trois postes de coût silencieux pèsent sur le bilan d'un bien classé F ou G, rarement chiffrés ensemble dans les contenus concurrents.

Surconsommation énergétique annuelle
Un logement classé G consomme en moyenne 420 kWhEP/m²/an, contre 180 pour un classé D et 90 pour un classé B. Sur une maison de 100 m² chauffée au gaz à 0,11 €/kWh PCI, le surcoût annuel face à un D atteint 2 640 €. Au fioul (0,135 €/kWh), il grimpe à 3 240 €. Sur 15 ans avec une inflation énergétique de 4 %/an, le surcoût cumulé dépasse 60 000 €.
Décote immobilière à la revente
L'étude des Notaires de France publiée en mars 2025 a confirmé une « valeur verte » désormais structurelle : un bien classé F se vend en moyenne 8 % moins cher qu'un bien équivalent classé D, un bien classé G subit une décote de 12 à 14 % selon les régions. En Île-de-France, l'écart est plus marqué encore sur les biens de plus de 80 m². Concrètement, sur un appartement de 250 000 €, la décote représente 20 000 à 35 000 € de perte sèche.
Perte locative et fiscalité
Au gel du loyer s'ajoute désormais l'impossibilité de déduire les déficits fonciers liés aux travaux non énergétiques d'un bien resté en G après 2025. Pour les bailleurs au régime réel, ce verrouillage fiscal pousse mécaniquement vers la rénovation ou la vente à décote.
La séquence rénovation rentable : par où commencer
L'erreur la plus coûteuse est de remplacer le chauffage avant d'avoir isolé. Une chaudière à condensation ou une pompe à chaleur installée sur un bâti non isolé voit son rendement réel chuter de 25 à 35 % et son ROI doublé. La séquence optimale, validée par les audits énergétiques de l'ADEME, respecte l'ordre des déperditions thermiques d'une maison non isolée.

Étape 1 — Audit énergétique réglementaire
Depuis le 1er avril 2023, la vente d'un logement classé F ou G impose un audit énergétique réglementaire (article L.126-28-1 du Code de la construction). Cet audit, distinct du DPE, propose deux scénarios de travaux pour atteindre la classe B ou C, avec chiffrage détaillé et plan de financement. Coût moyen : 800 à 1 200 €, dont 500 € pris en charge par MaPrimeRénov' pour les ménages aux revenus modestes ou très modestes.
L'audit doit être réalisé par un professionnel certifié RGE Audit ou par un bureau d'études thermiques inscrit à l'OPQIBI. Pour les copropriétés de plus de 200 lots construites avant 2013, le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) joue un rôle équivalent.
Étape 2 — Isolation des combles et toiture
Les combles concentrent 25 à 30 % des déperditions thermiques d'une maison non isolée. Deux techniques selon la configuration : soufflage de laine minérale ou biosourcée pour les combles perdus (R ≥ 7 m².K/W), pose entre chevrons + sous rampants pour les combles aménagés (R ≥ 6 m².K/W).
Coût moyen pour 80 m² de combles perdus : 1 600 à 2 400 € HT. MaPrimeRénov' apporte jusqu'à 25 €/m² pour les revenus très modestes, les CEE Coup de pouce Isolation environ 20 €/m². Reste à charge réel : souvent inférieur à 1 €/m² pour les ménages éligibles.
Étape 3 — Isolation des murs
Les murs représentent 20 à 25 % des pertes. Trois techniques selon le bâti : isolation thermique par l'extérieur (ITE) sous bardage ou enduit, isolation par l'intérieur (ITI) avec doublage, ou insufflation pour les murs creux. L'ITE reste la solution la plus performante (suppression des ponts thermiques, conservation de l'inertie) mais la plus coûteuse : 150 à 220 €/m² posé.
Pour une maison de 100 m² sur deux niveaux (160 m² de façades), le devis ITE oscille entre 24 000 et 35 000 €. MaPrimeRénov' Parcours accompagné finance jusqu'à 75 €/m², la prime CEE BAR-EN-101 ajoute 12 à 18 €/m², et l'Éco-PTZ couvre le solde sans intérêt sur 20 ans.
Étape 4 — Menuiseries et ventilation
Les fenêtres simple vitrage ou double vitrage ancien (Uw > 2,5 W/m².K) cumulent 10 à 15 % des déperditions. Remplacement par du double vitrage VIR (Uw ≤ 1,3) ou triple vitrage pour les pièces froides. Coût moyen : 700 à 1 200 € par fenêtre posée. La pose d'une VMC double flux (récupération de 70 à 90 % des calories de l'air extrait) finalise le bouclier thermique et garantit un air intérieur sain.
Étape 5 — Système de chauffage
Une fois le bâti isolé, le dimensionnement de la pompe à chaleur ou de la chaudière biomasse peut être réduit de 30 à 50 %, avec un COP saisonnier (SCOP) optimisé. Une pompe à chaleur air-eau bien dimensionnée affiche un SCOP de 4 à 4,5 sur un logement post-rénovation, contre 2,8 à 3,2 sur un bâti non isolé.
Coût d'une pompe à chaleur air-eau posée : 12 000 à 18 000 €. MaPrimeRénov' culmine à 5 000 € pour les revenus très modestes, les CEE Coup de pouce Chauffage ajoutent 4 000 à 5 000 €. Reste à charge fréquent : 3 000 à 6 000 € avant Éco-PTZ.
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Aides 2026 cumulables pour rénover une passoire thermique
Quatre dispositifs nationaux se cumulent à condition que les travaux soient réalisés par un artisan certifié RGE. Le total des aides peut couvrir jusqu'à 90 % du devis pour les ménages très modestes engagés dans un parcours de rénovation globale.

MaPrimeRénov' Parcours accompagné 2026
Réservé aux rénovations d'ampleur permettant un saut d'au moins deux classes DPE, le Parcours accompagné finance jusqu'à 70 % des travaux dans la limite de 70 000 € pour les ménages très modestes (revenu fiscal de référence sous 22 000 € pour une personne seule, 32 000 € pour un couple). L'accompagnement par un Mon Accompagnateur Rénov' (MAR) est obligatoire et financé jusqu'à 2 000 €.
MaPrimeRénov' par geste
Pour les travaux isolés (isolation seule, changement de chauffage seul), les barèmes 2026 vont de 7 €/m² (revenus aisés) à 25 €/m² (revenus très modestes) pour l'isolation, et jusqu'à 5 000 € pour une pompe à chaleur air-eau. Plafond global : 20 000 € sur 5 ans.
Certificats d'Économies d'Énergie (CEE)
Les CEE Coup de pouce Isolation et Coup de pouce Chauffage cumulent avec MaPrimeRénov'. Versés par les fournisseurs d'énergie obligés (TotalEnergies, EDF, Engie, Auchan Énergies), ils représentent en moyenne 15 à 30 % du devis HT selon le poste de travaux.
Éco-PTZ et TVA 5,5 %
L'Éco-Prêt à Taux Zéro finance jusqu'à 50 000 € sur 20 ans pour une rénovation globale, sans condition de ressources. La TVA à 5,5 % s'applique automatiquement à tous les travaux d'amélioration énergétique facturés par un artisan RGE pour un logement de plus de 2 ans.
Reste à charge réel : exemple chiffré d'une maison 100 m² classée G
| Poste de travaux | Coût TTC | MaPrimeRénov' | CEE | Reste à charge |
|---|---|---|---|---|
| Audit énergétique | 1 100 € | 500 € | — | 600 € |
| Isolation combles 80 m² | 2 200 € | 1 600 € | 1 200 € | 0 € (bonus) |
| Isolation murs ITE 160 m² | 28 000 € | 12 000 € | 2 400 € | 13 600 € |
| Fenêtres double vitrage (10) | 9 000 € | 1 000 € | 800 € | 7 200 € |
| Pompe à chaleur air-eau | 15 500 € | 5 000 € | 4 500 € | 6 000 € |
| VMC double flux | 5 500 € | 2 000 € | 500 € | 3 000 € |
| Total projet | 61 300 € | 22 100 € | 9 400 € | 29 800 € |
Pour un ménage aux revenus modestes engagé dans un Parcours accompagné avec bonus sortie de passoire (+10 % MaPrimeRénov') et prime « bâtiment basse consommation » (+10 % supplémentaire), le reste à charge final descend autour de 18 000 €. L'Éco-PTZ couvre intégralement ce solde en 240 mensualités de 75 € sans intérêt.
Comment comparer les artisans RGE avant de signer
La certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) conditionne l'accès à toutes les aides publiques. Quatre vérifications à mener systématiquement avant d'engager un artisan.
- Vérifier la qualification précise : Qualibat 7141 ou 7131 pour l'isolation, QualiPAC pour la pompe à chaleur, QualiPV pour le photovoltaïque, Qualifelec MPR pour le pilotage. Une qualification générique RGE Études ne donne pas droit aux primes sur les travaux d'exécution.
- Comparer plusieurs propositions chiffrées sur un même cahier des charges : les écarts entre artisans atteignent fréquemment 25 à 40 % sur l'ITE et 15 à 20 % sur la pompe à chaleur, à prestation strictement équivalente.
- Exiger l'attestation d'assurance décennale nominative et à jour, ainsi que l'attestation de TVA 5,5 % à signer avant facturation.
Pour comparer les offres d'artisans certifiés en quelques minutes, le réseau d'artisans RGE de RenovIsolation centralise les demandes de devis et redirige vers plusieurs installateurs partenaires de la zone, tous vérifiés (SIRET, Qualibat ou QualiPAC, assurance décennale).
Locataire d'une passoire thermique : recours et démarches
Un locataire qui signe ou renouvelle un bail dans un logement classé G depuis le 1er janvier 2025 peut exiger la mise en conformité. Trois étapes à respecter pour sécuriser le recours.
- Demander le DPE au bailleur par lettre recommandée. La remise du DPE est obligatoire à la signature du bail et au renouvellement (article 3-3 de la loi du 6 juillet 1989).
- Mettre en demeure le propriétaire de réaliser les travaux dans un délai raisonnable (généralement 6 à 12 mois) en cas de classement G.
- Saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire en l'absence de réponse, pour obtenir l'exécution forcée des travaux ou une réduction de loyer.
En parallèle, le locataire peut réaliser des aménagements réversibles à ses frais (rideaux thermiques, films isolants pour fenêtres, joints d'étanchéité) sans accord préalable du bailleur, sous réserve de remise en état au départ.
Copropriété : spécificités pour un appartement classé F ou G
En copropriété, deux niveaux d'action s'articulent. Les travaux en parties privatives (isolation par l'intérieur, fenêtres, ventilation, chauffage individuel) restent à l'initiative du propriétaire et bénéficient de MaPrimeRénov' individuelle. Les travaux en parties communes (isolation des façades, toiture-terrasse, chauffage collectif) passent par un vote en assemblée générale.
MaPrimeRénov' Copropriétés finance jusqu'à 45 % des travaux dans la limite de 25 000 € par logement pour les rénovations d'ampleur (gain énergétique ≥ 35 %). Le syndic doit faire réaliser un audit énergétique préalable (obligatoire pour les copropriétés de plus de 200 lots construites avant 2013) et présenter un Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) en assemblée générale.
Erreurs à éviter avant de lancer les travaux
- Signer avant validation des aides : MaPrimeRénov' doit être notifiée avant le début des travaux, sous peine de perte définitive du droit à l'aide.
- Démarrer par le chauffage : sans isolation préalable, le retour sur investissement d'une pompe à chaleur est doublé et la consommation reste élevée.
- Choisir un artisan non RGE : aucune aide publique, aucune TVA 5,5 %, pas d'éligibilité à l'Éco-PTZ. La certification doit dater du jour de signature du devis.
- Négliger la ventilation : un logement très isolé sans VMC performante voit son taux d'humidité grimper, avec risque de condensation et de moisissures sur les murs froids résiduels.
Réglementation et normes à connaître en 2026
Trois textes structurent la rénovation des passoires thermiques. La loi Climat et Résilience (août 2021) fixe le calendrier d'éviction des classes G, F et E. Le décret n°2024-1144 ajuste les seuils DPE pour les petites surfaces (sous 40 m²) et corrige les biais de la méthode 3CL pour les biens à forte consommation d'eau chaude. La RE 2020 ne s'applique qu'aux constructions neuves mais fixe l'horizon de référence vers lequel les rénovations performantes doivent tendre.
Côté qualifications, l'audit énergétique réglementaire doit être réalisé par un opérateur certifié OPQIBI 1905 ou Qualibat RGE Études Audit Énergétique. Les artisans intervenant sur les travaux doivent détenir la qualification correspondante (Qualibat 7141/7131 pour l'isolation, QualiPAC module Air-Eau pour la pompe à chaleur, Qualifelec MPR pour le pilotage et la régulation).
Questions fréquentes sur les passoires thermiques
Quel est le seuil exact pour qu'un logement soit classé passoire thermique ?
Un logement entre dans la catégorie passoire thermique quand son DPE le classe F ou G, soit une consommation supérieure à 330 kWhEP/m²/an d'énergie primaire ou des émissions supérieures à 100 kgCO₂/m²/an. Le seuil le plus défavorable des deux critères s'applique. Pour un studio sous 40 m², le décret 2024-1144 a ajusté les seuils en intégrant un coefficient correctif lié à l'eau chaude sanitaire.
Mon logement est classé G : puis-je encore le louer en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2025, la signature d'un nouveau bail (ou renouvellement) sur un logement classé G est interdite. Les baux signés avant cette date restent valables jusqu'à leur terme. La relocation est en revanche bloquée tant que le bien reste en G. Le loyer ne peut pas être augmenté à l'IRL depuis août 2022 pour les classes F et G.
Quel est le reste à charge réel pour sortir une maison de 100 m² du classement passoire ?
Pour un projet complet incluant audit, isolation des combles, isolation des murs par l'extérieur, fenêtres, pompe à chaleur air-eau et VMC double flux, le devis brut tourne autour de 60 000 à 65 000 €. Après cumul MaPrimeRénov' Parcours accompagné, CEE Coup de pouce, bonus sortie de passoire et bonus BBC, le reste à charge descend entre 18 000 et 22 000 € pour un ménage aux revenus modestes, finançable intégralement par Éco-PTZ sur 20 ans.
Faut-il commencer par l'isolation ou par le changement de chauffage ?
Toujours par l'isolation, dans cet ordre : combles, murs, fenêtres, ventilation, puis chauffage. Une pompe à chaleur installée sur un bâti non isolé voit son SCOP chuter de 4,2 à 2,8, sa consommation grimper de 35 % et son dimensionnement doublé. Inverser la séquence revient à payer deux fois la même installation.
L'audit énergétique est-il obligatoire avant les travaux ?
L'audit énergétique réglementaire est obligatoire pour vendre un logement classé F ou G depuis le 1er avril 2023, et pour accéder à MaPrimeRénov' Parcours accompagné (rénovation d'ampleur). Pour les travaux par geste, un simple DPE suffit. L'audit coûte 800 à 1 200 € et bénéficie d'une prise en charge MaPrimeRénov' jusqu'à 500 € pour les ménages modestes.
Que faire si je suis locataire d'un logement classé F ou G ?
Demander le DPE au propriétaire par lettre recommandée (obligatoire à la signature du bail), puis mettre en demeure le bailleur de réaliser les travaux si le logement est classé G depuis 2025. En l'absence de réponse, saisine du juge des contentieux de la protection pour obtenir l'exécution forcée ou une réduction de loyer. Le locataire peut en parallèle installer à ses frais des aménagements réversibles (rideaux thermiques, joints, films isolants) sans accord préalable.